[Examens blancs - Partiels du semestre 2] L3 Droit, Sujet n°4 : Droit des entreprises en difficulté

[Examens blancs - Partiels du semestre 2] L3 Droit, Sujet n°4 : Droit des entreprises en difficulté

Sujet pour les L3 Droit : 

Cas pratique extrait de l'ouvrage "Droit des affaires" publié chez LGDJ (une marque de Lextenso) dans la collection CRFPA.

 

U+21E8.gif  Monsieur DUBOIS est notaire mais ses connaissances en droit des affaires ne sont plus ce qu’elles étaient. Cela fait 20 ans qu’il fait surtout du droit des successions et des régimes matrimoniaux. Vous êtes avocat et il vient vous consulter car il rencontre plusieurs difficultés.

Certaines difficultés concernent un ami de Monsieur DUBOIS : Monsieur LEON.
Monsieur LEON est directeur général de la société HEBDO (SA avec conseil d’administration) qui a pour activité l’impression de titres de presse. La société HEBDO est une filiale de la société D&M, leader français de la presse gratuite avec un contenu de petites annonces de particuliers et de publicités de commerces locaux. La société D&M n’ayant pas su s’adapter aux nouvelles technologies, elle est en cessation des paiements. À la demande de ses dirigeants, elle a été placée en redressement judiciaire. Ces mêmes dirigeants ont demandé l’ouverture d’une procédure de sauvegarde pour la société HEBDO. Le tribunal de commerce a fait droit à ces demandes et a fixé à six mois la durée de la période d’observation pour les deux sociétés. Monsieur LEON a interrogé Monsieur DUBOIS : pourquoi cette différence de traitement entre la filiale et la société-mère ? La société D&M pouvait-elle solliciter l’ouverture de la procédure à l’encontre de la société HEBDO ? Serait-il possible de prononcer la liquidation judiciaire de la filiale et si oui quand ? À l’issue de la période d’observation ou à tout moment ?

Un autre problème perturbe Monsieur LEON. Il a vendu il y a un peu moins d’un an à la SA HEBDO un terrain dont il était propriétaire à Entraigues afin que la société puisse avoir un nouvel établissement en Provence. Monsieur LUCIEN, qui détient 0,01 % du capital de la SA, conteste les modalités de cette opération. Il est vrai que le prix payé au mètre carré est plus élevé que le prix du marché et surtout Monsieur LEON n’a jamais demandé la moindre autorisation en vue de cette acquisition. Monsieur LEON se demande ce qu’il peut craindre de ce petit actionnaire.
Monsieur DUBOIS n’a pas envie de laisser son ami sans réponse mais ne veut pas lui dire de bêtises.
Les autres difficultés sont personnelles à Monsieur DUBOIS. Il est en pleine reconversion professionnelle. Après avoir exercé pendant 20 ans la profession de notaire, il souhaite désormais se tourner vers une activité plus proche de sa passion (le surf) en ouvrant une boutique spécialisée dans les loisirs nautiques au bord de l’océan. Actuellement, il est toujours notaire. Il souhaiterait, dans un premier temps, continuer d’exercer cette profession pour percevoir un revenu et limiter les risques liés à sa nouvelle activité commerciale.
Dans tous les cas, il pensait confier l’exploitation de son commerce pendant la première année à l’un de ses amis, tout juste retraité et installé à Biarritz. Il se contenterait ainsi de l’aider depuis Paris s’agissant des aspects de gestion comptable du commerce. Une connaissance lui a conseillé de conclure avec ce dernier un contrat de location-gérance.
Que pensez-vous de son projet ? Monsieur DUBOIS vous indique qu’il a en outre acheté du mobilier pour son futur commerce. Il a passé commande dans un magasin de son quartier, ouvert depuis quelques jours, qui proposait des promotions très intéressantes.

Le vendeur lui a permis de le régler au moyen de cinq virements de 500 euros chacun, étant entendu que ces virements devaient être exécutés au 10 des cinq prochains mois. Le vendeur a toutefois exigé que Monsieur DUBOIS lui fournisse, dans les plus brefs délais, la preuve qu’il avait donné à sa propre banque les cinq ordres de paiement nécessaires à l’exécution des cinq virements, selon les modalités convenues. Dès le lendemain de la vente, Monsieur DUBOIS s’est empressé de le faire. Aujourd’hui, alors que le premier virement a été exécuté il y a trois jours, Monsieur DUBOIS n’a toujours pas été livré et découvre, à son grand désarroi, que le magasin fraîchement ouvert, qui faisait le bonheur de tous les résidents de son quartier, est désormais constamment fermé. Craignant d’avoir été dupé, Monsieur DUBOIS vous demande s’il peut, par précaution, annuler les cinq virements en cause.

 

► Voir le corrigé détaillé du #Sujet4 #ExamenBlanc #EntreprisesEnDifficulté 

 

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