Plus de 32 ans après la mort du jeune Grégory, l'affaire est relancée

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26 juin

11:40

Plus de 32 ans après la mort du jeune Grégory, l'affaire est relancée

Pour tous les étudiants

16 octobre 1984, Grégory Villemin, 4 ans, est retrouvé mort dans la Vologne (Vosges)... une date qui marquera le point de départ d'un fait divers qui tiendra la France en haleine pendant des décennies. 
A ce jour, la justice n'a jamais pu identifier l'assassin, ni le (ou les) mystérieux corbeau(x) ayant envoyé des lettres postales au couple Villemin.
Mais mercredi 14 juin, nouveau rebondissement ! 5 personnes sont interpellées dans le cadre de cette enquête criminelle.
Revenons sur l'une des plus grandes énigmes criminelles de la fin du vingtième siècle...

 

 Les dates clés de cette affaire

16 octobre 1984 à 17h : Le corps d'un jeune garçon (prénommée Grégory) de 4 ans est retrouvé dans la Vologne. Une découverte macabre puisque le garçonnet a les jambes et les mains ligotées. L'accident est donc exclu. D'après les premières déclaraions de la mère de l'enfant, Christine Villemin, Grégory jouait devant la maison lorsqu'il a disparu. 
● 16 octobre 1984 à 17h32 : Le père de l'enfant, Jean-Marie Villemin, apprend ce crime par son frère (Michel Villemin), ce dernier ayant reçu un coup de téléphone d'un corbeau qui a revendiqué l'assassinat du petit garçon. [« Je me suis vengé. J’ai pris le fils du “chef”. Je l’ai mis dans la Vologne. »]
● 17 octobre 1984 : Le père de la victime reçoit une lettre anonyme revendiquant le crime et évoquant une vengeance. 
5 novembre 1984 : Murielle Bolle, la belle-soeur de Bernard Laroche (lui-même cousin du père de l'enfant), l'accuse d'être l'assassin du garçonnet. Elle est alors âgée de 15 ans. Incarcéré, il sera remis en liberté le 4 février 1985.
● 6 novembre 1984 : Face à la pression médiatique, Murielle Bolle se rétracte.
● 29 mars 1985 : Jean-Marie Villemin tue d’un coup de fusil Bernard Laroche alors âgé de 30 ans.
● 5 juillet 1985 : Christine Villemin, la mère de Grégory, est elle-même désignée comme un possible corbeau par des expertises graphologiques. Inculpée puis placée sous mandat de dépôt, elle sera libérée quelques jours plus tard sous contrôle judiciaire.
● 3 février 1993 : Christine Villemin bénéficie d'un non-lieu (pour absence totale de charges).
● 16 décembre 1993 : Jean-Marie Villemin est condamné à cinq ans d’emprisonnement, dont un avec sursis, pour le meurtre de Bernard Laroche.
2008 : près de 24 ans après les faits, le procureur général Jean-Marie Beney a requis la réouverture de l'instruction judiciaire. Ces réquisitions font suite à l'avis d'un expert qui a étudié la « possibilité de procéder à de nouveaux examens techniques susceptibles de permettre la révélation de traces ou d'éléments d'ADN » sur un certain nombre de scellés constitués en 1984, au départ de la procédure. Le traitement de ce dossier d'une rare complexité, fort de plus de 12 000 pièces, est marqué par de très nombreuses péripéties judiciaires et médiatiques, qui a nécessité la création d’une cellule nationale d’enquête par la gendarmerie dès 2009. Devant l’absence de concordance de traces ADN, dont le procureur général de Dijon a fait le constat public à plusieurs reprises et pour la dernière fois en 2014, d’autres axes d’enquête ont été explorés. En effet, il est probable qu'à une époque où les analyses génétiques n'existaient pas, enquêteurs et magistrats aient contaminé ces pièces en les manipulant sans précaution particulière. 
● 2013 : Immense déception pour les parents du petits Grégory. Après l'enthousiasme suscité par la découverte de traces ADN, les nouvelles analyses [effectuées sur les vêtements de l'enfant et sur les cordelettes retrouvées sur l'enfant] ne permettent aucune identification. 
● 14 juin 2017 : Ginette Villemin, Marcel Jacob et Jacqueline sont placées en garde à vue dans le cadre de l'enquête.
 Monique et Albert Villemin sont quant à eux entendues en audition libre par les enquêteurs de la section de recherche de Dijon.
● 16 juin 2017 : Marcel et Jacqueline Jacob, le grand-oncle et la grand-tante du petit Grégory, on été déférés au parquet général de Dijon en vue de leur présentation à un juge d'instruction.
● 20 juin 2017 : Après quatre jours de détention provisoire, Marcel Jacob et son épouse Jacqueline, ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire.

 

 L'affaire Gréory, une histoire de famille ?

Mercredi 14 juin 2017. 5 personnes sont interpellées dans le cadre de l'enquête sur la mort de Grégory Villemin. Toutes ont un lien familial avec le jeune garçon.

 

© Visactu

 

 Un corbeau ?

Entre 1981 et 1983, un « corbeau » passera des centaines d’appels dans la vallée de la Vologne. Dès le départ, les appels font état d’anecdotes de la vie quotidienne concernant la famille Villemin, ce qui va conduire les enquêteurs à se concentrer sur les membres de la famille : les époux Villemin et les parents de Jean-Marie Villemin, Albert et Monique.

Le corbeau serait un inconnu à la voix rauque. Il est de suite identifié par les parents de Grégory comme étant celui qui les a harcelés durant ces 3 dernières années.

Lors d’appels à Jean-Marie Villemin, le corbeau utilisera souvent l'expression  « chef », surnom donné à Jean-Marie Villemin par les membres de sa famille par rapport à son travail de contremaître. Se sachant surveillé, il décidera de changer de méthode et d'écrire des messages envoyés par La Poste, des lettres d’insultes et de menaces.

Voir le résumé de cette affaire en vidéo

 

 Pourquoi reparle-t-on de cette affaire près de 33 ans après la découverte du garçon ?

Récapitulatif en vidéo :

 

 AnaCrim, le logiciel qui aura permis de relancer l'affaire Grégory

AnaCrim est un logiciel performant capable de soulever de nouvelles pistes. C'est lui qui serait à l'origine de nouveau rebondissment dans l'affaire Grégory.
Concrètement, les enquêteurs auraient reconstitué la chronologie du crime pour repositionner dans l’espace et le temps les protagonistes de cette affaire.
L'utilisation d'AnaCrim, un logiciel d'analyse criminelle, a permis de repasser au peigne fin toutes les pièces du dossier et de pointer des incohérences auxquelles les deux suspects ont été confrontés. 

 

 

La justice arrivera-t-elle à résoudre un des plus intrigants feuilletons judiciaires de ces dernières années ?

 

 Pour aller plus loin 

 

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